mercredi 1 septembre 2010
Par Jean-Michel Botquin,
mercredi 1 septembre 2010 à 09:12 :: Art public, interventions urbaines
Lu dans la Libre cet été, à propos d'Orla Barry, sous la plume de Guy Duplat :
"Dans le parc de l’hôpital, deux autres œuvres contemporaines ont déjà été installées. L’Irlandaise Orla Barry a choisi de creuser dans la pelouse, un lieu de rencontre circulaire avec des sièges en ardoises venues d’Irlande, comme un cénacle de druides. Et sur le sol, des galets bruns et blancs forment des mots d’espoir : "c’est bientôt le printemps"." On verra cette intégration dans le parc de l'hôpital psychiatrique de Duffel, non loin de Malines, dès ce dimanche 5 septembre. Trois oeuvres in situ sont définitives, celles de Orla Barry, de Thierry de Cordier et d'Els Vanden Meersch. Une exposition temporaire couronne le tout, jusqu'au 7 novembre. Leo Copers y participe.
L'intégralité du texte de Guy Duplat:
Thierry De Cordier l’a appelée "la Chapelle du rien" ("De kapel van het niets"). Un lieu minimaliste, d’une beauté parfaite, qui appelle à la méditation et au face-à-face avec soi, car comme le dit l’artiste, il faut d’abord faire le vide en soi pour pouvoir ensuite se regarder. Le "rien" n’est pas sans contenu, le vide signifie le repos, le silence, l’endroit où poser les ultimes questions. Comme lorsqu’on marche seul dans le désert. "Pour être rempli, il faut trouver le vide", disait Bernard de Clairvaux.
Il est étonnant de voir un peintre et sculpteur construire un bâtiment, une chapelle de surcroît alors qu’il est athée et qu’il fustige volontiers toutes les Eglises. Thierry De Cordier, né en 1954, est certainement un des plus grands artistes de ces dernières années même s’il se fait plus rare et fuit les mondanités diverses. On espère une grande rétrospective mais on peut admirer ses peintures et sculptures actuellement à l’expo du Mac’s, au Grand Hornu, et à celle du musée Dhondt Dhaenens à Laetem saint Martin. Après avoir habité quelques années en Auvergne, il est revenu à Ostende où il habite un ancien bâtiment industriel du port aménagé en maison et atelier. Il y a trouvé le calme nécessaire pour y peindre ses œuvres qui bouleversaient tant Claude Berri, le grand cinéaste et collectionneur français. On a vu ses derniers tableaux à la galerie Hufkens : des marines vertes et violentes ou de grands tableaux noirs qui sont des crucifixions disparues sous le noir, ne laissant au-dessus, en guise d’INRI, qu’un panneau "Nada" (rien). Dans son atelier à Ostende, on découvre un seul tableau, mais bouleversant d’un homme portant des stigmates et sortant de la nuit, une image de la destinée humaine. Thierry De Cordier défie les modes et les coteries, il rejoint les fulgurances de l’art, y compris celles du Moyen Age. Athée, il est profondément spirituel, en perpétuel questionnement.
C’est à lui que Bob Van Reeth, le bouwmeester de Flandre qui aide à améliorer l’architecture, et Piet Coessens, le directeur du musée Raveel ont pensé quand l’hôpital psychiatrique de Duffel était venu les trouver pour construire un bâtiment d’accueil et de rencontre dans son parc. Duffel, au-dessus de Malines, abrite un grand hôpital de 600 lits, très aéré, et bien rénové ces dernières années, un campus ouvert aux promeneurs qui peuvent traverser librement l’hôpital et se mêler aux patients. Sous l’instigation de son directeur technique, Luc Pilgrims, il s’est tourné vers l’art contemporain, pour les patients mais aussi pour attirer vers le site des visiteurs qui peuvent alors découvrir que la maladie mentale est proche de nous.
Mais pourquoi une chapelle ? L’hôpital est né en 1652 à l’initiative des sœurs de Bethléem qui l’ont géré jusqu’il y a une dizaine d’années quand elles ont donné tout le patrimoine à l’ASBL Emmaüs qui le gère avec d’autres centres en Flandre. Pour remercier les sœurs et rendre hommage au travail fait par elles, l’ASBL a pensé construire un lieu d’accueil et de rencontre au milieu du parc, avec salle de réunion, toilettes et vestiaires. Mais Thierry De Cordier les a convaincus de faire le vide et de ne laisser qu’une boîte vide avec le "Rien". Seule une Vierge de la fin du XIXe siècle rappelle l’origine chrétienne du lieu mais elle est placée hors de la chapelle, devant l’entrée dont elle semble regarder l’ouverture.
Au départ, lors de l’inauguration fin 2007, les religieuses étaient interloquées par cette chapelle laïque qui, de surcroît, a la forme extérieure de la Kaaba à la Mecque : un bloc noir. Mais aujourd’hui, elles sont enthousiastes.
La chapelle a des dimensions répondant parfaitement aux règles du nombre d’or cher aux Grecs (10 m de long, 4 m de large et 7 m de haut). De l’extérieur, elle a l’aspect d’une "boîte noire", recouverte d’une double épaisseur de roofing sur lequel la pluie trace parfois des dessins aléatoires. On y entre par une lourde porte (200 kg) qui, en claquant, fait mystérieusement résonner le lieu. A l’intérieur, tout est blanc, ou presque. Contre le mur du fond, un banc. De l’autre côté, un grand mur blanc, immaculé, qui dépasse du plafond grâce à l’ouverture laissée dans le toit. La pluie, le vent, les feuilles mortes peuvent entrer par cette ouverture qui permet aussi d’apercevoir les nuages et le ciel. Le mur du fond est repeint chaque année pour garder la transparence voulue. Les autres murs sont laissés comme ils sont, verdissant avec la mousse du temps et l’humidité. Face au mur blanc de l’infini, un piquet noir vertical symbolise l’homme, ou le phallus ou un monolithe noir tombé du ciel. Il est recouvert d’une toile noire comme un catafalque.
Il n’y a pas le moindre signe religieux dans cette chapelle. C’est un lieu mystique, un espace mental. Lors de notre visite, un jeune homme de l’hôpital s’y trouvait et expliquait qu’il y venait chaque jour, méditer et trouver le silence. Le noir à l’extérieur et le blanc parfait du mur intérieur, renvoient aussi à Malevitch et son "Carré noir sur fond noir", à Mondrian et à Ryman. "Le grand mur blanc qui déborde du cube noir est là comme un lien avec ce qui n’est pas de ce monde", dit l’artiste qui a toujours travaillé le sujet de l’abri, du refuge, du retrait et de l’isolement.
Cette chapelle est une ode à la lumière et à l’espace, et rejoint ces grandes chapelles souvent faites par des athées : la chapelle de Bonnieux de Louise Bourgeois, les deux chapelles de l’architecte Peter Zumthor (près de Vals en Suisse et au milieu des champs, en dessous de Cologne) ou celle de Rothko à Houston.
Dans le parc de l’hôpital, deux autres œuvres contemporaines ont déjà été installées. L’Irlandaise Orla Barry a choisi de creuser dans la pelouse, un lieu de rencontre circulaire avec des sièges en ardoises venues d’Irlande, comme un cénacle de druides. Et sur le sol, des galets bruns et blancs forment des mots d’espoir : "c’est bientôt le printemps". Plus loin, Els Vanden Meersch a placé dans un parallélépipède de verre un rappel de l’ancien hôpital psychiatrique quand les malades n’avaient pas d’intimité et devaient partager une promiscuité intolérable. Des lavabos et douches accolées apparaissent dans la structure vitrée au milieu de la pelouse.
Ces œuvres sont visibles chaque jour en semaine, entre 12h30 et 16h30 mais il vaut sans doute mieux attendre le 10 septembre quand s’ouvrira une importante expo d’art contemporain sur le site de l’hôpital (jusqu’au 7 novembre) avec les trois œuvres in situ, mais aussi de nombreuses autres sur le thème du "silence" : avec Marie-Jo Lafontaine et sa sublime vidéo "Dark Pool", Roni Horn et sa bibliothèque de l’eau, la cellule de Leo Copers, des tableaux de Robert Devriendt, Alfredo Jaar (Cubain de New York), Anno Dijkstra etc. Nous en reparlerons lors de l’ouverture de l’expo qui sera accompagnée d’un colloque sur le thème du "silence et la santé mentale", deux mots qui vont bien ensemble.
Centre psychiatrique de Duffel, station straat 22, info : 015/304004 et www.pz-duffel.be
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mardi 31 août 2010
Par Jean-Michel Botquin,
mardi 31 août 2010 à 09:47 :: Des expositions d'ailleurs

Après la pause estivale, "Aux Arts etc" reprend sa vitesse de croisiière. Les inaugurations d'installations d'artistes aux portes des maisons communales et des hôtels de ville de la province de Liège se succéderont dans les prochaines semaines. Pointons, en septembre celles d'Antoine Van Impe à Welkenraedt ce vendredi 2 ainsi que celle de Marie Zolamian à Flemalle. Celle-ci sera inaugurée le vendredi 24.
Welkenraedt... « Welke quoi? » Bon nombre de personnes ne connaissent pas cette commune. Or, elle présente de multiples richesses dont plusieurs découlent de sa situation géographique à l'est de la Belgique. Elle jouxte la Communauté germanophone et se situe dans la région dite des "Trois Frontières" (Belgique, Allemagne et Pays-Bas). Cette proximité avec d'autres communautés linguistiques et culturelles offre des conditions privilégiées de rencontres et d'échanges.
« Aux arts, etc. » vise à renforcer le lien entre les citoyens et la Maison communale, symbole de la démocratie de proximité. Antoine Van Impe souhaite rapprocher du grand public l'art et la politique afin de leur donner un sens et de restaurer la citoyenneté dans le cœur de chacun.
Tout naturellement, l'artiste a choisi de fonder son intervention sur les richesses linguistiques et culturelles de Welkenraedt.
Antoine Van Impe (1979, vit et travaille à Liège) conjugue indistinctement, divers média et techniques de communication. Il utilise, conjointement, tous ces matériaux dans une recherche et un questionnement des dissonances de la perception, de la communication et de l’expression. Il souligne les rapports et les écarts tangents entre ces différentes dimensions de l’existence. Plus que des faits et des effets exposés, ces travaux sont des suggestions à l’imaginaire, des propositions faites à la réflexion. Son champ lexical s’étend entre le presque rien, l'infra mince, l’inévidence, l’aberration ou le vain.
« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ». C’est l’article 11 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. La parole est d’or. Ici, la parole est dehors, et multilingue. Téléphone, répondeur et haut-parleurs. La voix des citoyens se diffuse dans la Ville. Mais qu’en disent-ils ? Et, les écoute-t-on ? la parole module l'air, elle bruite dans les rues, elle constitue comme un précieux patrimoine immatériel d’accousmates. Ces voix ne sont elles que de vains murmures, des interférences re-produites par nos automates de la télécommunication domestiqués ? Des rumeurs ? Ou au contraire, le fondement même du dialogue ? Ecoutons ces voix d’ici, elles sont bien réelles.
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vendredi 23 juillet 2010
Par Jean-Michel Botquin,
vendredi 23 juillet 2010 à 11:16 :: Des expositions d'ailleurs
Invitée au Lilith performance studio de Malmö en Suède, une plate-forme indépendante dédiée aux pratiques artistiques inscrites dans le domaine de la performance, Tsuneko Taniuchi réitérait le 5 juin dernier son micro évènement « Cocktail Vip »
(lire les informations sur le site de la galerie). Ce 25 juillet c’est au « Banquet de Banche Neige », une carte blanche offerte à Catherine Baÿ que Tsuneko Taniuchi participe. Et cela se passe au Centre Pompidou à Paris.
Lancé en 2002, le projet prend la forme d'un étrange Banquet auquel prennent part durant sept jours une quinzaine de "Blanche-Neige". Des artistes et des personnalités sont invités à partager la table des "Blanche-Neige", provoquant des connexions entre des univers fort différents. L'enjeu de ce banquet est de confronter ces univers à la mémoire du Centre Pompidou, ouvert à la création en devenir mais dont l'histoire et l'architecture sont déjà dans nos mémoires.
Chorégraphe et metteur en scène, Catherine Baÿ a fait des études de théâtre, de danse et d'ethnologie. De 1987 à 1994, elle orchestre des performances et évènements dans différents types d'espaces : piscines, boîtes de nuit, friches industrielles, galeries d'art. Elle collabore avec des artistes de différents champs d'expression : plasticiens, architectes, acteurs-danseurs… Depuis 1994, elle développe un travail sur les codes de représentation à travers différents types de projets, dont le projet "Blanche-Neige", personnage de conte populaire devenu objet de consommation. Parallèlement à ses créations, Catherine Baÿ dirige artistiquement et coproduit plusieurs structures qui sont des plateformes d'échange et de création permettant de s'interroger sur le dynamisme possible entre production, diffusion et création.
Anniversaire des Mariages, le communiqué :
Plasticienne,
performeuse,
vidéaste,
Tsuneko
Taniuchi
est
née
au
Japon,
vit
et
travaille à
Paris
depuis
1987.
Dans
ses
performances
qu'elle
intitule «
micro événements
»
,
elle
réunit
le
réel
qui
se
manifeste
par
sa
présence
physique
et/ou
par
celle
du
public
et
la
fiction,
mis
en
scène à
partir
d'un
scénario
développé
par
l'artiste.
Réalité
fiction
coexistent
ainsi
et
la
frontière
entre
les
deux,
reste
des
plus
équivoques.
Avec
humour
et
ironie,
Taniuchi
repère
et
met
en
avant
les
dysfonctionnements
socioculturels
contemporains, à
partir
d'interrogations
sur
son
identité,
son
statut
social
et
sa
propre
expérience,
pour
élargir
cette
réflexion à
l'ensemble
des
individus
pris
aujourd'hui
dans
les
différents
réseaux
de
la
société.
Elle
s'interroge
plus
précisément
sur
la
place
des
femmes
dans
la
société
contemporaine
et
sur
les
normes
sociales
(race,
genre,
sexe,
classe,
culture...
)
qui
définissent
le
modèle
féminin.
Plus
encore,
son
travail
traite
des
difficultés
auxquelles
les
femmes
sont
confrontées
dans
un
monde
patriarcal,
toujours
avec
humour,
distance
et
provocation.
Ainsi,
lors
du
micro évènement
n° 5
/Neuf
personnages
féminins
réalisé
entre
2000
et
2001
au
Musée
d'art
Moderne
de
la
Ville
de
Paris,
Tsuneko
Taniuchi
rentre
dans
la
peau
de
neuf
personnages
féminins
et
adopte
leurs
attitudes.
L'artiste
épouse
certains
stéréotypes
identitaires
pour
en
opérer
la
déconstruction
méthodique
sous
le
regard
du
public.
Dans
Marianne,
micro évènement
n°
18
bis
réalisé
pour
la
Force
de
l'Art
en
2006,
l'artiste
incarne
l'emblème
national
de
la
France,
avec
pour
volonté
de
le
rendre
universel
et
multiculturel.
Autre
thème
récurrent
dans
l'oeuvre
de
Tsuneko,
la
question
des
codes
sociaux
qui
régissent
notre
société.
Dans
la
série
Mariages,
commencée
en
2002 à
la
galerie
Jennifer
Flay à
Paris,
l'artiste
offre
un
nombre
infini
de
fois
au
public
(hommes
et
femmes)
la
liberté
de
se
marier
avec
elle.
Le
spectateur
joue
donc
un
rôle
actif
dans
l'oeuvre.
Par
tout
un
dispositif
cérémonial,
l'artiste
crée
les
conditions
d'y
croire
le
temps
de
la
performance.
Avec
ces «
mariages
»
,
plus
de
deux-cent à
ce
jour,
l'artiste
brise
l'image
symbolique
de
cette
institution,
en
introduisant
le
désordre
des
liens
multiples,
et
une
totale
liberté.
A
l'occasion
du
Banquet
des
Blanche-Neige
au
Centre
Pompidou,
Tsuneko
Taniuchi
organise
un
Anniversaire
des
mariages,
auquel
elle
convie
tous
ces «
époux »
et «
épouses
»
.
Performance
en
lien
avec
la
série
Mariage
mais
au
déroulement
différent,
cette
célébration a
pour
objectif
de
renforcer
les
liens
de
ces
mariages
et
de
créer
une
famille,
tout
en
glorifiant
cette
idée
de
profonde
liberté.
L'artiste,
vêtue
d'une
robe
de
mariée
et
d'un
voile
de
plusieurs
mètres
de
long,
suit
un
rituel
cérémonial
particulièrement
étudié.
Puis
une
ambiance
festive
envahit
les
lieux,
grâce à
divers
éléments
(gâteau,
champagne,
musique,
actions...)
.
Une
interaction
très
forte
se
crée
alors
entre
l'artiste
et
ses
époux/épouses
qui
deviennent
acteurs
essentiels
de
l'oeuvre,
sans
oublier
le
public,
invité à
cet
anniversaire.
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Vip Coktail, 5 juin 2010, Lilith Performance Studio, Malmö.
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Nicro-événement 14, future épouse aime faire de la peinture:
Je me tiens dans la vitrine du magasin de fournitures de peinture et de décoration – sur laquelle est écrit Future épouse aime faire de la peinture. Je reste ainsi pendant quatre séquences de deux heures. Je suis habillée en robe de mariée et j’exécute en direct une peinture avec ma palette et mon chevalet. Cette figure est à la fois comique et absurde, un pur objet de consommation, une marchandise offerte aux gens jusque dans le plus petit détail. La mariée à vendre.
Love me tender : Elle aimerait trouver des épouses et des maris : J’ai recherché à la Galerie Jennifer Flay mes maris et mes épouses. Je chantais une petite chanson devant chaque candidat et lui demandais de poser pour une photo de mariage avec moi. Ainsi, le 26 janvier 2002, 28 mariages ont été célébrés. 29 personnes sont devenues mes épouses et mes maris. « La soirée du mariage »: Au Batofar, j’ai chanté une chanson, Love me tender, au public, puis j’ai coupé le gâteau de mariage avec mes maris et mes épouses et l’on a dansé à l’occasion du jour de Funny Valentine.
« Le Buffet du mariage » a été servi à la fermeture de l’exposition Sens Dessus-Dessous à la Galerie Jennifer Flay, le 2 mars 2002.
Micro-événement 21:Candidature en vue mariage
J’ai récidivé pour l’exposition Intimités à l’Hôtel de Ville de Paris, aux journées de la femme en 2003, où j’ai utilisé le vrai lieu du registre de procédure de mariage.
Considérant que plus on consomme de mariages, plus il devient possible de démythifier ce rituel imposé, je ne cesse de me marier fictivement dans des galeries, des musées ou des centres d’art. Ainsi Micro-événement n° 21 consiste à recruter le plus grand nombre possible de candidats, hommes ou femmes, pour nous marier artistiquement, avec certificats et signatures à la clé.
Je me présentais sur un podium tournant très lentement, sous une cloche transparente à la manière des poupées présentées dans les vitrines de Noël, tout en chantonnant When I fall in love. Ensuite, je suis sortie de la cloche pour me marier le plus grand nombre de fois possible, sans la limite du sexe.
Cette action a été filmée le soir du vernissage et présentée, en continu, durant tout le temps de l’exposition.
Micro événement 23, la mariée mobile:
Invitée à l’occasion de l’exposition Mobilités, on retrouve la même situation avec un camion, garé devant la Maison des Sciences de l’Homme. Dans cette exposition, j’ai réalisé Micro-événement n° 23, où j’ai proposé à des personnes de se marier avec moi dans le camion qui était préparé à cet effet. La mariée dans son camion, c’est le déplacement physique et mental de la mariée elle-même et de l’ordre du mariage.
Micro-événement 24, Wedding
A la Liverpool Biennal, je me suis placée devant la « Tate Liverpool » et les « Independents District ». Là, j’ai recruté les candidat(e)s pour se marier avec moi.
Micro-événement 26, Je me marie en chinois
Micro-événement est une forme de réalisation artistique dont je suis à l’origine et à laquelle j’ai donné ce nom. Pour moi, les événements macro, ce sont des choses comme les catastrophes naturelles, les guerres, etc. qui s’inscrivent dans l’histoire collective et dans la société. Micro, en revanche, renvoie à la vie quotidienne, c’est ce qui arrive au niveau de l’individu et s’inscrit dans sa mémoire. Je cherche une expérience forte avec le public qui partage l’action avec moi. Je ne fais pas une performance, je cherche à construire un événement au niveau individuel, un événement qui ne sera pas aussitôt recouvert par un autre, comme cela se produit dans les média de masse.
Dans Micro-événement n° 26 /Je me marie en chinois, après l’action de mariage le jour du vernissage, les spectateurs reconstruisent l’événement à partir des traces de cette action. Ce qui m’importe, ce n’est pas de garder des traces par fétichisme, mais que ces éléments soient les témoins de cette action mise en scène. Parce que je considère que mon travail existe avant l’événement, pendant et après, une fois que j’ai décidé de faire un micro-événement.
La préparation avec l’équipe, la procédure de cérémonie de mariage avec mes époux et mes épouses et les traces, comme les photos de mariage et les vidéos, sont tout aussi importantes. Donc ces photos de mariage et ces vidéos constituent l’exposition.
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jeudi 22 juillet 2010
Par Jean-Michel Botquin,
jeudi 22 juillet 2010 à 10:02 :: Des expositions d'ailleurs
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mardi 20 juillet 2010
Par Jean-Michel Botquin,
mardi 20 juillet 2010 à 18:11 :: Des expositions d'ailleurs
Jacques Charlier
- Liège, dans le cadre de « Aux Arts, etc ». Hôtel de Ville, Place du marché. Jusqu’au 30 septembre (B). www.auxartsetc.be
- Nîmes, « Cent sexes d’artistes », dans le cadre du Projet « Casanova for ever », galerie 4, Barbier, 4 rue Maubet - 30000 Nîmes, jusqu’au 4 septembre. (F). www.fraclr.org/
- München, « Less is more, collection Nicole et Herman Daled », Haus der Kunst, München (D). www.hausderkunst.de
Suchan Kinoshita
- Bloomberg Space, jusqu’au 14 août, Finsbury Square, London EC2A 1HD (GB). www. bloombergspace.com
Capitaine Lonchamps
- Bruxelles, Le bon Point, épisode 2 (bruxellois, amusant et instructif), rue Rempart des moines, 1000 Bruxelles, jusque fin août sur RV. (0)2 502 09 40 (B)
- Engis, dans le cadre de « Aux Arts, etc », « Boum », Maison communale d’Engis, jusqu’au 31 octobre. (B). www.auxartsetc.be
Honoré d’O
- Watou, Tussen Taal en Beeld/Verzamelde Verhalen #02, jusqu’au 5 septembre (B). www.watou2010.be
- Gent, Inside Installations, Smak, Citadelpark, jusqu’au 25 septembre (B). www.smak.be
Jeroen Van Bergen
- Utrecht, « In your face. Stip 2010 and art now », Centraal Museum, Utrecht, jusqu’au 12 septembre (PB)
- Maaseik, Rappel 2010, jusqu’au 5 septembre (B)
Aglaia Konrad
- Stuttgart, Territorien des In/Humanen, Württembergischer Kunstverein Stuttgart, Schlossplatz 2, 70173 Stuttgart, jusqu’au 1er août (D)
Eleni Kamma
- New-York, « Weaving In and Out », 124th and 2nd Ave in East Harlem, jusqu’au 30 août (USA)
Leo Copers
Lo-Reningen, « Lo 2010, Beeld en poezie in Lo –Reningen », divers lieux, jusqu’au Septembre (B)
- Château de Lacaze, Labastide Castel-Amouroux (Lot et Garonne), « Rigueur », jusqu’au 30 septembre (F)
Emilio Lopez Menchero
- Waremme, dans le cadre de « Aux Arts, etc », « L’homme bulle », hôtel de ville de Waremme, jusqu’au 30 septembre (B). www.auxartsetc.be
Tsuneko Taniuchi
- Paris : «Anniversaire de mariages» au Centre Pompidou, cérémonie performance le 25 juillet à 16h30, forum -1, Centre Pompidou. Dans le cadre du Banquet, carte blanche à Catherine Baÿ.
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lundi 19 juillet 2010
Par Jean-Michel Botquin,
lundi 19 juillet 2010 à 09:28 :: Editions et publications
Lu dans C4, sous la plume d'André Stas
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dimanche 18 juillet 2010
Par Jean-Michel Botquin,
dimanche 18 juillet 2010 à 07:51 :: Editions et publications
Lu dans le catalogue qui accompagne la magnifique exposition de Francis Alys, "A Story of deception", à la Tate Modern à Londres :
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vendredi 16 juillet 2010
Par Jean-Michel Botquin,
vendredi 16 juillet 2010 à 18:51 :: Art public, interventions urbaines
Fondée sur le concept des Lieux de Mémoires cher à l’historien français Pierre Nora, l’exposition “Rappel 2010” rassemble à Maaseik, dans le Limbourg belge, une quinzaine d’artistes qui y investissent divers lieux. C’est là, aux dires des commissaires Ludo Thys et Kristof Reulens, “une promenade au travers des secrets de Maaseik”
Jeroen Van Bergen a investi le domaine récréatif “De Wouterbron”. Sur le sable proche des plaines de jeux et de la piscine, tout à côté des trois cabines de bain qui constituent le décor habituel des lieux, Jeroen Van Bergen installe une quatrième cabine, sur roues également, sans doute afin de mouvoir celle-ci en fonction de marées. Et sa cabine de plage a bien évidemment les mesures de son traditionnel module de base architectural, cet obsessionnel volume à dimensions réglementaires des WC hollandais.
La cabine de plage de Jeroen Van Bergen me semble être, cet été, l’endroit approprié afin de parcourir les quelques 300 pages de “The Surreal House”, le livre qui accompagne cette formidable exposition du même nom, présentée actuellement à Londres, par la Barbican Art Gallery. Assurément, on en retrouvera l’esprit.
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Jeroen Van Bergen, Verrijdbare ruimte 001
Rappel 2010, divers lieux, Maaseik, jusqu’au 5 septembre.
http://www.rappel2010.be/
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jeudi 8 juillet 2010
Par Jean-Michel Botquin,
jeudi 8 juillet 2010 à 12:23 :: L'actualité à la galerie
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mercredi 7 juillet 2010
Par Jean-Michel Botquin,
mercredi 7 juillet 2010 à 18:03 :: Art public, interventions urbaines
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mardi 6 juillet 2010
Par Jean-Michel Botquin,
mardi 6 juillet 2010 à 11:30 :: Des expositions d'ailleurs
Suchan Kinoshita est l'invitée du Bloomberg Space à Londres
Le communiqué :
Exhibition Talk
Thursday 15 July, 12.30 – 1.30pm
All welcome. A light lunch will be served.
Bloomberg SPACE, 50 Finsbury Square, London EC2A 1HD
www.bloombergspace.com
COMMA
COMMA is a dynamic new series of commissions enabling artists to experiment and expand their practice in relation to Bloomberg SPACE and its communities. Over thirty of today's most outstanding emerging and established international artists will be invited to create new work, installations and architectural interventions.
Boyd Webb
Widely considered as a pioneer of the constructed photographic image, Boyd Webb has been commissioned to create a pair of large-scale images in response to the voluminous front gallery. Easily viewed from the street the two new huge photographic works pasted flat against the gallery walls create a connection linking the interior of the gallery to the public square beyond. For COMMA, Webb has chosen not to create fantastical tableaux, but rather to focus his lens on two separate bizarre yet mesmerizing images.
Suchan Kinoshita
Kinoshita’s work engages visitors with objects and architecture, subtly directing their movements through space and involving them physically and emotionally in her all-encompassing staged environments. For COMMA, Kinoshita will transform the rear gallery into one of her theatrical sets. The usual surface of the gallery will disappear under a new covering of yellow peg board, whilst the balcony will be draped with a series of floating projection screens for her short videos documenting a number of performances realised in the offices of Bloomberg LP.
Exhibition runs Wednesday 14 July - Saturday 14 August, open Monday - Saturday, 11am - 6pm. Open late First Thursday 5 August till 9pm.
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mercredi 30 juin 2010
Par Jean-Michel Botquin,
mercredi 30 juin 2010 à 10:03 :: Des expositions d'ailleurs
Jeroen Van Bergen participe à l'exposition "In Your face, Stip 2010 and Art now" au Centraal Museum à Utrecht (Pays Bas). Jusqu'au 12 septembre. Une nouvelle configuration pour "Kisten Compositie en stadsplan 001"
cliquer ici pour agrandir
le communiqué du musée :
This summer, the Centraal Museum offers a platform to young and innovative artists. In collaboration with the Netherlands Foundation for Visual Arts, Design and Architecture, the museum presents, between 19 June and 13 September 2010, the exhibition In your face. Stip 2010 and art now. For this presentation, the museum has selected visual artists, designers and architects from the new generation, who have received a starter stipend for their work from the Netherlands Foundation for Visual Arts, Design and Architecture between 2006 and 2008.
Modern-day art
Of the more than 350 artists who received a contribution from the Netherlands Foundation for Visual Arts, Design and Architecture, director Edwin Jacobs and all the curators of the Centraal Museum have made a selection. This way, the museum tries to present a broad view on what is going on in the art world at the moment. This has resulted in the fact that we can present the works of 31 promising young artists who have no fear in sharing their opinion about modern-day society with the public. Various disciplines and talents get together in this exhibition: design, architecture, photography, illustration, painting, and film. Despite all diversity, the nature of the works can be characterised as clear, direct and confronting: in your face.
Successful talent and new work
The exhibition In your face. Stip 2010 and art now presents not only up-and-coming talent, but also artists who were granted a stipend and who have developed themselves and become successful since then. In 2008, Christien Meindertsma won a Dutch Design Award for best design with PIG 05049. Illustrator Gijs Huijgen and fashion designer Iris van Herpen were awarded the same prize in 2009 for their work in the categories best illustration and best product fashion, jewellery & accessory. In addition to this, several artists will, especially for this exhibiton, create new works. Sjocosjon, for example, will create a wall painting of 2x3 metres in one of the exhibition rooms and Idan Hayosh will set up a spectacular lighting installation in CM Studio. The work of the artists is not only limited to the works on display at the exhibition, but it also includes the design of the exhibition. Marc Koehler is responsible for the layout of the exhibition. Designers Alfons Hooikaas and Felix Weigand are responsible for the two-part catalogue.
Netherlands Foundation for Visual Arts, Design and Architecture
The Netherlands Foundation for Visual Arts, Design and Architecture is a national institute which makes it possible for visual artists, designers, architects and intermediaries to develop their work in many ways. A starter stipend is a subsidy meant to let beginning artistst focus on the artistic and professional development of their work. A two-part catalogue about the exhibition will be published. One part of the catalogue will feature the work of the artists that have been selected for In your face. Stip 2010 and art now The other part encloses the works of all artists (368) who were given a starter stipend between 2006-2008.
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mardi 29 juin 2010
Par Jean-Michel Botquin,
mardi 29 juin 2010 à 08:08 :: Art public, interventions urbaines
Capitaine Lonchamps est décidément sur tous les fronts cet été : à la galerie, à Bruxelles également, rue Rempart des Moines, et dès ce vendredi 2 juillet à Engis, dans le cadre de "Aux Arts, Etc"..., une suite de dispositifs temporaires installés aux portes de seize hôtels de ville et maisons communales de la Province de Liège. Jacques Charlier en est le commissaire, l'opération est initiée par le Secteur des Arts plastiques de la Province de Liège. Nous avons déjà rendu compte des dispositifs mis en place par Jacques Charlier lui-même à Liège et par Emilio Lopez Menchero à Waremme.
Engis est située dans la vallée de la Meuse, entre Amay et Flémalle, à équidistance de Huy et Liège, c'est la véritable porte ouest du grand Liège.
Clermont-sous-Huy, Ehein, Engis et Hermalle-sous-Huy constituent les 3030 ha du territoire engissois sur lesquels s’activent 5650 personnes.
Commune marquée par une activité industrielle importante, Engis est effervescente, en pleine transformation autour de son plan de rénovation urbaine.
Neige qui peut ! Alerte à la bombe ! L’hôtel communal va sauter et la revendication est des plus singulières. Elle est signée par un certain Capitaine Lonchamps (1953, vit et travaille à Spa). Celui-ci n’a jamais été signalé, sauf dans les fiches du Collège de Pataphysique. L’homme y paie régulièrement sa « phynance » ; il y siégerait à la sous-commission des Biais. Et l’ultimatum fixé par le Capitaine Lonchamps n’a rien d’une blague de potache. Il ne désamorcera la bombe, qu’il a déposée en l’hôtel de ville, à la seule condition qu’une centaine de citoyens, au moins, adresse un avis positif ou négatif, -l’un et l’autre sont bienvenus-, sur le fonctionnement de l’administration communale, cent avis sur les services offerts par celle-ci, cent avis sur ce qui satisfait la population ou sur ce qu’il faudrait améliorer dans le cadre de la vie communale. Mieux vaut donc ne pas rester sans avis sinon, dans cent jours, l’hôtel communal sautera.
Un blindé transport de troupes est à l’affût devant le bâtiment. Sans doute est-ce le Q.G. des artificiers, ou celui des démineurs. Il est curieusement camouflé pour la saison. Son capot est recouvert de neige. La bombe l’est aussi. Nous avons appris que le Capitaine Lonchamps était un artiste « neigiste ». Pour lui, la neige est une attraction, celle de la neige vécue comme un « cocon sans limites », une expérience de méditation, d’appropriation, d’hallucination. Voire de contamination, car le monde et l’univers entiers peuvent s’enneiger. Lonchamps réinvente l’élémentaire avec rien, conscient que même l’absurdité est une utile découverte, avec la certitude qu’on ne peut préjuger de l’importance des choses. Capitaine Lonchamps enneige donc, et la neige est en suspension ; à la chute, elle semble même préférer l’ascension du vide vers une périphérie.
Le dispositif mis en place par le Capitaine Lonchamps se nomme "Boum". Le vernissage se déroulera ce vendredi 2 juillet à 19h30.
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samedi 26 juin 2010
Par Jean-Michel Botquin,
samedi 26 juin 2010 à 13:48 :: Des expositions d'ailleurs
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vendredi 25 juin 2010
Par Jean-Michel Botquin,
vendredi 25 juin 2010 à 16:15 :: Des expositions d'ailleurs
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Le Sanguinaire. Le tigre mangeur de Snowman et Snow-tigre, une vitrine conçue par Capitaine Lonchamps. Rue Rempart des Moines 11, à 1000 Bruxelles.
Exposition accessible durant le mois de juillet uniquement sur rendez-vous. Tel. à Marianne Jolibois : 32 (0)2 502 09 40.
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